Doriane Souilhol

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conversation Quelque chose noir, 2020

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Clare Mary Puyfoulhoux et Fanny Lambert, Paris, matin du 27 février 2020. L’échange qui suit est extrait d’une conversation, il ne fait pas entretien – ce n’est qu’une première partie.

lien : https://www.boumbang.com/fanny-lambert/

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Extrait:

F.L. Le recueil de Jacques Roubaud « Quelque chose noir », est une référence à une série de photographies d’Alix Cléo Roubaud qui s’intitule « Si quelque chose noir » où elle se mettait en scène, parfois nue, parfois absente à l’image ou sous forme spectrale… Alors oui, j’aime créer des espaces d’intimité, je pense au cabinet noir qui accueillait la pièce de Doriane Souilhol, « Ce livre que mon père aurait écrit », titre évocateur, convoque aussi le livre noir : il fallait que la pièce soit dans l’obscurité pour pouvoir ressentir le son d’une manière aussi intime et ténue.

C.M.P. Vous avez décidé ensemble que la pièce soit dans le noir ou ça appartenait à son protocole ?

F.L. Sa pièce était conçue pour habiter un espace obscur mais j’ai pensé immédiatement, dans l’espace de Gradiva, qu’elle devait être dans le cabinet. Cela permettait une immersion dans le noir afin d’appréhender la pièce par les effets avant tout, les vibrations sonores de son propre geste puisque c’est le regardeur, enfin ici l’entendeur qui, manipulant, est à la source du bruit qu’il perçoit.